Si j’écris ces lignes, c’est parce que dans un monde du jeu de rôle qui va plutôt mal (disparition des magazines, fermeture des boutiques, fin de certaines manifestations comme la CJDRA…), la Fédération Française tente de se restructurer pour monter en première ligne.
Notre diagnostic est le suivant : le monde du jeu de rôle, replié sur lui-même, marginalisé, a de grands potentiels de créativité en lui. Si la plupart des acteurs économiques du JdR n’arrivent pas à en vivre convenablement, c’est la faute à la nature très particulière du produit vendu – une fois qu’un concept est vendu à une personne, il est diffusable et réutilisable à l’infini. Si nous voulons que le JDR vive, il est nécessaire qu’il sorte de sa crise d’adolescence et qu’il se développe, c'est-à-dire qu’il se banalise, qu’il se généralise, bref qu’il atteigne une masse critique suffisante.
Le tableau n’est pas entièrement noir. Nous avons des atouts : les premières générations de rôlistes ont désormais des enfants et communiquent leur passion ; l’internet est peut-être une fabuleuse opportunité de révolutionner la diffusion du jeu de rôle.
Le but de la FFJDR est d’aider au développement de cette activité que nous croyons éminemment socialisante, notamment en démarchant les pouvoirs publics pour qu’ils aident notre secteur.
Mais ceci ne pourra passer qu’en travaillant main dans la main.
La FFJDR manque de moyens humains. Nous n’arrivons pas à être sur tous les fronts. Nous sommes confrontés à des réels problèmes de communication avec la « base ». Alors que chaque jour, nous sommes sollicités pour rentrer en partenariat ou participer à des actions communes ou à des manifestations, nous ne pouvons pas y aller, faute de soldats.
Qu’on ne s’y méprenne pas : si la FFJDR ne recrute pas très rapidement des bonnes volontés, nous finirons nous-mêmes par nous étioler. Une Fédération ne peut fonctionner que grâce à ses membres.
A quoi travaillons-nous sur le court-terme ?
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Depuis que je suis devenu Président, j’ai entendu beaucoup de critiques :
Il faut arrêter avec l’auto-flagellation et le repli sur soi. Chaque club devrait normalement déléguer un de ses membres les plus actifs pour être la courroie de transmission entre le terrain et l’équipe d’animation de la FFJDR. Chaque rôliste devrait se demander : le jour où nous aurons tout détruit, combien coûtera la reconstruction ? Plus, bien plus que la refondation dont je parle à présent. Chaque éditeur, boutique, créateur, club devrait être heureux d’avoir encore des interlocuteurs fédératifs en face de lui.
Je lance donc un appel à toutes les bonnes volontés : enrôlez-vous !
Julien Aubert, président
NB : Vous pouvez déposer vos candidatures auprès d'Alain Gely à contact_at_ffjdr.org.
(c) FFJdR